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Section passagers SGMF-CGT - Page 6

  • Sur les nouvelles barres d’amarrage aux écluses automatisées des canaux de Briare et du Loing

    Lettre ouverte à Bertrand SPECQ
, de la Direction territoriale Centre-Bourgogne
     
     
    Monsieur le Directeur,
     
    Dans le cadre de l’automatisation des écluses du canal de Briare et du canal du Loing, des barres d’amarrage ont été fixées aux bajoyers des écluses d’un diamètre qui les préposent à l’amarrage des bateaux de commerce.
     
    Par la présente, nous vous informons que la conception de ces barres d’amarrage représente un danger pour les personnes usagées de la voie d’eau, pour les bâtiments éclusés au gabarit freycinet et pour la bonne tenue des portes d’écluse.
     
    Les raisons en sont les suivantes :
     
    1-les cordes d’amarrage sont arrêtées par l’angle du mur de l’écluse, les cordes ne glissent pas en accompagnant le bateau à la montée ou à la descente
     
    2-si après avoir joué sur les cordes, les cordes d’amarrage finissent par glisser sur la barre, la descente de la corde est brutale, les membres d’équipage ne peuvent reprendre le mou suffisamment vite pour ne pas éviter le danger de heurter la marche ou les ventaux de l’écluse avec le bâtiment éclusé
     
    3-les cordes d’amarrage restent bloquées par le bas, à l’endroit où les barres sont fixées par des écrous aux bajoyers, les membres d’équipages sont contraints de multiplier leur déplacement sur les plat bords et de multiplier les manipulations pour récupérer les cordes 
     
    4-en contraignant l’usager à passer les cordes par derrière la barre,
    a-l’étalage devient excessivement périlleux,
    b-récupérer sa corde devient excessivement long et laborieux
    c-la corde forme une croix par-dessus l’angle du mur et en bas de la barre d’amarrage et de ce fait, deuxième raison d’un même constat, la corde est empêchée de glisser
     
    Comme il est dit par Monsieur Seguin contacté par téléphone, ce système d’amarrage peut convenir à des bateaux de plaisance de faible gabarit. 
     
    Mais si ces barres d’amarrage ne sont pas prévues pour les bateaux de commerce de 38 mètres, alors il faudra répondre à la question suivante : quel dispositif d’amarrage est prévu dans les sas des écluses pour les bateaux de commerce, passagers et marchandises qui ne contraindrait pas un membre d’équipage à descendre à terre, et le conducteur de s’éloigner sur la longueur du bateau de son poste de commande pour reprendre la corde à l’avant au matelot ?
     
    En l’occurrence, l’accès aux escaliers que les membres d’équipage pourraient emprunter ayant été condamné par des barrières en amont de Montargis, la descente à terre, en plus de la remontée à bord lorsque le bateau est montant, ne peut se faire autrement que par les échelles des bajoyers, ce que nous ne pouvons accepter pour des raisons de sécurité.
     
    Après enquête auprès des membres d’équipage habitués du canal du loing et du canal de Briare, et après avoir interrogé le personnel de VNF des sections concernées, aucun équipage des bateaux de commerce, passagers ou marchandise ne fait usage de ces barres d’amarrage. 
     
    Il est même fait interdiction d’utiliser ces dispositif aux membres d’équipage par les directions de quelques compagnies !
     
    Par conséquence, notre syndicat fait les demandes suivantes à votre direction :
     
    1-de stopper la pause de ces nouvelles barres d’amarrage aux écluses dans le cadre des chantiers et projets d’automatisation des écluses,
     
    2-de remplacer ces barres d’amarrage par des bollards flottants ou par des croix sur les canaux de Briare et du Loing
     
    3-de dégager l’accès aux escaliers des écluses de toute barrière et de tout obstacle en amont de Montargis
     
    Du reste, nous attirons votre attention sur le fait que, dans le cadre de l’automatisation, les dispositifs pour l’amarrage et l’éclusage surchargent le haut des bajoyers, que cesdits dispositifs qui altèrent la ligne des ouvrages, deviennent des obstacles aux manoeuvres d’amarrage pour les bateaux de 38 mètres.
     
    Nous vous serons donc gréé de faire bonne suite à nos demandes, pour la sécurité des personnes et des biens,
     
     
    Cordialement,
     
    Pour la SGMF section passagers,
     
    son Secrétaire Général Adjoint
     
     

     

  • Ordre criminel aux écluses !

    Lettre ouverte à la Direction territoriale Centre-Bourgogne

    Directeur : Bertrand SPECQ

    Monsieur le Directeur,

    D’après les rapports de plusieurs de nos adhérents,

    D’après notre enquête auprès des éclusiers du canal latéral à la Loire et du canal de Briare,

    Il est établi que plusieurs responsables d’unité ont donné l’ordre aux éclusiers de ne plus prendre les cordes des équipages pour l’amarrage des bateaux dans les sas des écluses.

    Cet ordre est inacceptable, pour le personnel navigant comme pour les éclusiers qui ont, comme de juste, fait le choix d’ignorer cet ordre.

    Nous invitons les responsables de vos unités et les autres mal inspirés auteurs de cet ordre à prendre la place des matelots qui grimperont avec la corde les 5 mètres de hauteur sur des barreaux d’échelle glissante avant de redescendre au plus vite pour étaler et arrêter le bateau à temps, puis qui remonteront à cette même échelle pour prendre la deuxième corde d’amarrage pour redescendre encore pendant le remplissage !

    Considérations faites de la hauteur des écluses, des échelles glissantes, de la rapidité de la tâche nécessaire pour arrêter un bâtiment, nous concluons au risque élevé et inévitable de chute pouvant entraîner des blessures de nature à entraîner une mutilation ou une infirmité permanente, ou la mort.

    En intimant l’ordre aux éclusiers de refuser la corde aux équipages des bateaux de commerce et aux bateaux de plaisance, les auteurs dudit ordre engagent leur responsabilité pénale et se rendent coupable de la mise en danger de la vie d’autrui.

    Il est d’usage que les éclusiers en accompagnement prennent la corde des équipages aux sas des écluses. 

    Tant qu’il ne sera pas construit des bollards sur différents paliers à l’endroit des bajoyers des écluses, il devra en rester ainsi.

    Le Syndicat Général de la Marine Fluviale rappelle le devoir général de vigilance prévu par la Police de la navigation intérieure à l’article R. 4241-15.

    En l’espèce, les conducteurs des bâtiments refuseront de mettre en danger la vie des autres membres d’équipage préposés à l’amarrage des bateaux.

    Les conducteurs feront attendre l’aide des collègues éclusiers.

    Donc, la direction territoriale Centre-Bourgogne de VNF doit dans les plus brefs délais donner un contre-ordre aux responsables des unités avec note de service à l’ensemble des éclusiers et leurs remplaçants de cette période estivale, afin de confirmer l’usage qui voulait être prohibé, usage qui est conforme aussi bien à la loi écrite qu’au bon sens le mieux partagé.

    En comptant sur votre compréhension,

    Recevez les salutations cordiales du Secrétaire Général Adjoint du Syndicat Général de la Marine Fluviale CGT

  • Félicitation aux collègues pour les 10 jours de grève !

    Pendant 10 jours, les collègues de Canauxrama ont cessé l’activité pour protester contre les bas salaires et les mauvaises conditions de travail.

    Nous saluerons donc en premier le courage des collègues. Nous n’avions pas connu de grève dans notre branche à Paris depuis 2008 !

    Bravo encore pour avoir secoué l’autocratie patronale de G. D. de Richecour !!

    Bravo pour avoir marqué le refus de travailler avec le directeur Thierry Beaussart, que certains qualifient d’infect personnage, et qu’une décision de justice n’avait pas réussi à mettre hors course.

    Bravo pour avoir porté l’objectif de hausse des bas salaires, de révocabilité du directeur honni, d’amélioration des conditions d’hygiène et de sécurité à bord !

    Merci pour ce moment de solidarité et de fraternité !

    Combien de collègues pensaient que plus aucune grève n’était possible ?!

    Combien de patrons pensaient que nous étions trop de la merde pour braver leur pouvoir ?!!

    La grève de Canauxrama aura permis de remettre un peu d’ordre dans les esprits. Il y aura un avant la grève de Canauxrama et un après.

    Dorénavant, la menace de révolte salariée pèsera sur les décisions des gestionnaires patronaux des entreprises de la branche.

    Dorénavant, l’action de grève sera envisagée avec plus de facilitée par l’ensemble des collègues de nos professions.

    Tous les travailleurs de la branche ont gagné en dignité avec cet épisode de 10 jours.

    Tous les patrons de la branche ont perdu un peu de leur assurance.

    Nous ne jugerons pas la grève sur son résultat immédiat. De Richecour paraît n’avoir cédé sur rien. Sauf que les choses vont changer à Canauxrama !

    Thierry Beaussart qui avait menacé les grévistes d’épuration éthnique puis d’envoyer « une équipe » contre chacun d’eux dégagera.

    Les conditions de travail vont s’améliorer à Canauxrama. Il y aura plus de respect, plus de considération dans l’entreprise.

    À Canauxrama et aux Vedettes du Pont Neuf  et ailleurs ! En quelques jours de conflit, de Richecour changeait déjà le ton de sa voix. Il était devenu tout mielleux en réunion CSE des Vedettes, l’autoritaire !!

    Ce n’est que le début de notre travail de rééducation des employeurs grisés par de trop nombreuses victoires au cours des dernières années.

    La grève de Canauxrama est une nouvelle étape dans le mouvement de reconquête de nos droits méprisés.

    Les collègues n’étaient pas engagés pour durer sur de longues semaines. Les délégués en charge de la négociation ont été pris de panique face à la nécessité d’un arrêt de travail prolongé pour faire céder l’employeur. Les collègues de Vedettes du Pont Neuf n’ont pu prendre aussitôt la suite de la grève de Canauxrama. Nos liens de solidarité syndicale et notre préparation n’étaient pas assez solides pour apporter toute la confiance nécessaire à une épreuve de plusieurs semaines ou plusieurs mois.

    De Richecour a la tête dure.

    Qu’à cela ne tienne ! La prochaine fois, nous serons mieux préparés ! Il faudra construire notre plan de bataille pour gagner radicalement sur les revendications !

    -nous serons psychologiquement préparés pour tenir la grève sur la durée

    -nous nous organiserons au préalable pour diriger une action concertée entre les collègues de toutes les entreprises du même propriétaire

    -nous solliciterons à l’avance notre réseau de soutien prêt à se mobiliser rapidement

    -nous constituerons une caisse de grève et solidarité capable de nous permettre de tenir jusqu’à satisfaction et jusqu’au paiement des jours de grève par l’employeur

    -nous préparerons des réponses de tout ordre et à la hauteur, contre l’illégalité des actions et menaces patronales visant à briser la grève

    Nous nous éduquons par l’action. Nous avons beaucoup appris de cette lutte. Comment le patron remplace les grévistes en toute illégalité ! Comment des collègues acceptent de jouer les briseurs de grève au lieu de suivre l’élan du cœur et de la raison ouvrière. Comment un employeur laisse un de ses directeurs menacer physiquement les grévistes et comment d’autres directeurs jouent les sympathies pour mieux saisir les failles de chacun, et tout rapporter au patron.

    Nous avons aussi vu comment l’inspection du travail peut ignorer nos multiples sollicitations. 

    Nous avons vu que nous ne pouvons compter que sur nos propres forces autonomes.

    Les forces autonomes, ces sont les salariés directement engagés dans l’action, ce sont les collègues des autres entreprises de la profession sur le bassin d’emploi, ce sont aussi les réseaux militants et syndicalistes qui épousent naturellement notre juste cause, conscients que le tort fait à l’un est un tort fait à l’ensemble des travailleurs et que tout progrès d’une des parties contribue au progrès social de l’ensemble.

    Pour la prochaine bataille, nous bénéficions de l’expérience toute fraîche de la grève de Canauxrama.

    Merci les camarades !