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Section passagers SGMF-CGT

  • STOP AU REJET DES EAUX USÉES DANS LA SEINE !

     

    Le 26 juin dernier, Anne Hidalgo présentait une pétition sur change.org pour exhorter les dirigeants du G20 à tenir leurs engagements quant à la lutte contre le réchauffement climatique. Il nous semblait donc très à propos de présenter notre propre pétition pour exhorter Anne Hidalgo et la Mairie de Paris à faire respecter la loi, quant à la protection de la qualité de l'eau de la Seine !

    Pour signer et faire signer la pétition, contactez-nous au 06 50 76 02 31 !

     

    Exhortation à Anne Hidalgo

    Comme professionnels de la navigation intérieure, nous sommes mobilisés pour limiter l’impact de l’activité de la branche sur notre environnement et protéger les ressources naturelles qui sont notre bien commun.

    Au quotidien, en tant que conducteurs à bord, capitaines et matelots, nous prenons les dispositions et les habitudes de travail qui permettent d’éviter tout rejet d’hydrocarbure, même accidentel, dans les eaux fluviales.

    Une responsabilité particulière revient en effet au personnel navigant dans la lutte contre les pollutions du milieu aquatique et dans l’amélioration de la qualité des eaux fluviales.

    C’est à ce titre que nous avons obligation d’alerter l’opinion sur le fait suivant :

    La grande majorité des bateaux à passagers et des installations flottantes parisiennes rejettent les eaux usées de leurs toilettes et de leurs cuisines directement à la Seine.

    Les rejets des eaux noires et des eaux grises représentent des sources de pollution organiques, chimiques et bactériologiques inadmissibles.

    Le tourisme fluvial a connu une très forte croissance d’activité ces dernières années à Paris. Sur la Seine, nous comptons plus de 8 millions de passagers chaque année sur les bateaux croisière. Les bars, restaurants et hôtels placés sur des installations flottantes se sont eux aussi multipliés.

    Il y a urgence à agir !

    À Paris, les travaux d’infrastructure qui pourraient permettre le raccord de bouches de pompage au tout à l’égout ne suivent pas la croissance de l’activité touristique fluviale.

    Pire, des systèmes de pompage sont retirés qui raccordaient les Bateaux Mouches au tout à l’égout alors que les capacités d’accueil de chaque Bateau Mouche atteignent les 1000 passagers !

    Au nom des capitaines, matelots et de l’ensemble du personnel de restauration embarqué, des maîtres d’hôtel, des cuisiniers, des commis, du personnel de nettoyage, des artistes, au nom du personnel sédentaire de notre branche, du personnel technique, des commerciaux, et de l’ensemble des travailleurs et salariés qui ont partis liés à l’activité fluviale, nous voulons vous témoigner un sentiment mêlé de honte et de colère.

    Madame Hidalgo, nous vous exhortons à prendre toutes les dispositions qui permettront d’engager dans les plus brefs délais les travaux d’infrastructure nécessaires pour raccorder les bâtiments des compagnies fluviales ainsi que les autres installations flottantes au tout à l’égout.

    Pour notre santé et notre planète, la Mairie de Paris doit se montrer à la hauteur de ses engagements. À vous et aux représentants de la ville au sein du Conseil d’administration du Port de Paris, revient la responsabilité de poser des actes concrets.

    Nous comptons sur vous,

    Le secrétaire adjoint du Syndicat Général de la Marine Fluviale CGT

     

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  • Journées olympiques : des plongeons dans la merde !

    Les vendredi 24 et samedi 25 juin se tiennent les « journées olympiques ». Le public est invité à s’initier au canoë-kayak et à admirer les plongeons d’athlètes du pont Alexandre III.

    C’est que la ville de Paris veut être désignée pour organiser les Jeux olympiques de 2024. Elle fait une démonstration spectaculaire de son engagement. Très bien.

    Cet événement médiatique nous met dans l’obligation de dénoncer une nouvelle fois les pratiques scandaleuses du rejet des eaux usées directement à la Seine.

    Aujourd’hui, nous avons littéralement vu Madame Hidalgo pagayer dans la merde.

    Il faut donc absolument rappeler à tous les usagers de la voie d’eau l’Arrêté préfectoral n°75-2017-06-16-009 qui autorise « les journées olympiques » des 23 et 24 juin, mais qui oblige l’organisateur de l’événement « à informer les participants de l’existence de risques microbiologiques » encourus « (présence dans l’eau de germes pathogènes : les entérocoques, Escherichia Coli, hépatite A, leptospirose…) qui peuvent entraîner des contaminations notamment si les participants sont porteurs de plaies apparentes ou ingèrent de l’eau », mais aussi « chimiques (présence dans l’eau de produits de différentes natures, comme des déversements délictueux, issu du ruissellement, des rejets industriels et domestiques…) »

    Et pour cause, non pas unique, mais que nous ne pouvons pas négliger, la majorité des bateaux passagers et des bâtiments flottants vident toujours leurs eaux noires des toilettes et leurs eaux grises des cuisines dans les eaux du fleuve.

    Scandaleux !

    En mer, la convention internationale Marpol interdit le déversement des eaux usées brutes des navires à moins de douze milles nautiques des côtes (22 kilomètres).

    Mais sur les eaux intérieures et sur la Seine qui accueille chaque année plus de 8 millions de personnes sur ses seuls bateaux passagers, il faudrait parfois croire que ces rejets d’eaux usées ne sont d’aucun effet !

    Comble du déni !

    Les eaux noires et grises rejetées à la Seine participent bien évidemment à la pollution de l’ensemble du milieu aquatique et à la pollution de nos propres ressources en eau potable !

    Nous voulons rappeler aux élus de la ville, aux administrateurs du Port de Paris et de VNF leurs responsabilités particulières dans ces mauvaises pratiques de notre secteur.

    Les Bateaux Parisiens attendent toujours de nouveaux raccords au tout à l’égout pour leurs bateaux restaurants.

    Les Bateaux Mouches sont moins que jamais raccordés alors que la restauration du port de la Conférence est terminée.

    Nul autre dispositif de station de pompage n’est encore prévu pour les bateaux des petites compagnies en aval et en amont de Paris.

    L’obligation de raccord au tout-à-l’égout doit être actée dans les plus brefs délais. Les fonds doivent être engagés pour les travaux d’infrastructure.

    Les Jeux olympiques de 2024 devraient représenter la dernière échéance acceptable !

    Il serait plus que grand temps de prendre les dispositions prévues par le Code de l’environnement à l’Article L211-1 qui ont pour objet une gestion équilibrée et durable de la ressource eau et qui prévoient :

    « -La protection des eaux et la lutte contre toute pollution par déversements, écoulements, rejets, dépôts directs ou indirects de matières de toute nature et plus généralement par tout fait susceptible de provoquer ou d’accroître la dégradation des eaux en modifiant leurs caractéristiques physiques, chimiques, biologiques ou bactériologiques, qu’il s’agisse des eaux superficielles, souterraines ou des eaux de mer dans la limite des eaux territoriales ;

    -La restauration de la qualité de ces eaux et leur régénération ;

    -Le développement, la mobilisation, la création et la protection de la ressource en eau

    À l’adresse de nos élus, nous devons également rappeler cet autre article du Code de l’environnement :

    « Article L211-7

    I.-Les collectivités territoriales et leurs groupements ainsi que les syndicats mixtes créés en application de l’article L.5721-2 du code général des collectivités territoriales sont habilités à utiliser les articles L.151-36 à L. 151-40 du code rural pour entreprendre l’étude, l’exécution et l’exploitation de tous travaux, actions, ouvrages ou installations présentant un caractère d’intérêt général ou d’urgence, dans le cadre du schéma d’aménagement et de gestion des eaux s’il existe, et visant :

    (…)

    6° La lutte contre la pollution ;

    7° La protection et la conservation des eaux superficielles et souterraines ;

    8° la protection et la restauration des sites, des écosystèmes aquatiques et des zones humides ainsi que des formations boisées riveraines ; »

    Nos élus disposent des moyens pour agir. Dans le cas contraire, il faut les déclarer coupables !

     

  • Rassemblement du 19 juin, notre participation

    Nous étions un peu plus d’un millier au rendez-vous du Front Social, devant l’Assemblée nationale, le 10 juin dernier. 

    Appel a été lancé aux salariés de tout le pays à se préparer à une lutte d’ampleur dans les prochains mois pour contredire le nouveau gouvernement dans son offensive historique contre nos droits sociaux et démocratiques.

    Appel à la grève, appel au blocage de la production, appel à la grève générale !

    Cette initiative en appelle d’autres !

    Dès mardi 27 juin, à l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, Solidaires, FSU, un nouveau rassemblement est prévu, esplanade des invalides pour dire : « Pas de code du travail sur ordonnance ! ».

    Tous les collègues et camarades dispos ce jour sont bien sûr invités à participer à ce rassemblement, comme à tous les autres rassemblements de protestations à venir.

    Mais comme dit par le secrétaire adjoint de la SGMF à la tribune du rassemblement du 19, si le nouveau pouvoir Macron nous ment, il faut rétablir la vérité auprès de tous nos collègues.

    Il faut consolider les bases syndicales dans les entreprises, il faut réussir à multiplier les assemblées avec nos collègues. 

    Il faut rétablir la vérité à propos de compétitivité et refuser qu’en son nom, on baisse les salaires de la majorité. Il faut rétablir la vérité à propos de cette liberté dont parlait le candidat Macron dans son programme, liberté n’est pas libéralisation !

    Nous sommes les partisans de la liberté et du bien-être pour les travailleurs, pour la grande majorité du peuple !

    Pour gagner cette liberté et ce bien-être, nous devons nous engager sur un programme d’action et de transformation sociale.

    -Le plafonnement des hauts revenus et la réduction radicale des écarts de salaires pour augmenter les rémunérations de la majorité !

    -L’embauche des chômeurs, l’obligation d’emploi aux entreprises et la baisse radicale du temps de travail, pour en finir avec le chômage !

    -La prise en gestion collective de nos entreprises et de nos établissements pour ne plus rester soumis aux petits capitalistes, PDG et hauts fonctionnaires.

    N’ayons pas peur des mots, nous devons nous engager dans une voie révolutionnaire !

    La Révolution sociale, c’est même un camarade CGT de la préfecture de police de Paris qui en a parlé le premier à la tribune du rassemblement !

    Le Front Social pourra peut-être devenir un contre-pouvoir autour duquel se fédèrent les résistances. Le secrétaire adjoint de la SGMF souhaite travailler dans ce sens.

    Nous verrons comment se positionne le collectif d’animation du FS sur la question fondamentale de la structuration et de la démocratisation du Front Social et sur la question des objectifs de lutte qu’il veut afficher. Pour l’instant, cela reste bien vague.

    De l’avis du secrétaire adjoint de notre syndicat, le Front Social ne trouvera de sens que si il préfigure dans ses règles de fonctionnement interne une démocratie des travailleurs et si il opte pour des objectifs de mobilisations pratiques.