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Section passagers SGMF-CGT

  • 32e Congrès de la Fédération

    Sur trois jours, les 12, 13 et 14 juin derniers s’est tenu le congrès de la Fédération Nationale des Ports et Docks au siège de la Confédération Générale du Travail, Porte de Montreuil.

    Plus de 280 délégués y représentaient les syndicats de dockers de toute la France, du Havre, St Nazaire, Boulogne, Calais, Dunkerque, Toulon, Fos, Marseille, Ajaccio, Bastia…

    Présents également les délégués du syndicat du nettoyage, ceux des syndicats de la manutention aéroportuaire et ferroviaire, et du Syndicat Général de la Marine Fluviale.

    Le Congrès de la Fédération qui se tient tous les trois ans est un moment fort de la vie de notre syndicat.

    Pendant les trois jours, les délégués sont invités à prendre la parole.

    On y affirme ses convictions pour un syndicalisme de classe et de masse. On rappelle le but, l’émancipation sociale et individuelle, la fin des rapports d’exploitation capitaliste.

    On y confirme son attachement et sa fierté d’être membre de la Fédération.

    Les dockers n’ont-ils pas fourni le plus puissant bataillon syndical au mouvement de lutte contre le loi travail en juin 2016 ?

    On partage avec les congressistes ses analyses sur la situation politique générale, sur ses conceptions particulières de l’action syndicale, sur les difficultés rencontrées, les craintes, les réussites et les espoirs.

    Parmi les délégués, Serge Coutouris, bientôt élu nouveau secrétaire adjoint de la Fédération, ouvre les travaux et annonce tout de suite la couleur : « nous ne sommes pas des partenaires sociaux », « la lutte des classes est plus que jamais d’actualité ».

    Le premier secrétaire de la fédération, Tony Hautbois, fait son rapport détaillé sur l’état des négociations au sein des 8 branches que couvrent les syndicats de la fédération.

    Anthony Tétard, nous fait part du travail effectué au sein de l’IDC, le Conseil international des dockers, pour la protection de la sécurité et de la santé des travailleurs des ports du monde entier.

    Anthony Tétard qui termine son mandat d’adjoint au sein du secrétariat fédéral, reprendra la parole et fera partager son émotion sur la trajectoire des centaines de milliers de réfugiés qui fuient la guerre et la misère chaque année. Il rappellera également le nécessaire engagement de la CGT contre le racisme et toutes les idéologies qui visent à diviser les travailleurs et affaiblir leurs solidarités.

    Philippe Martinez, le secrétaire confédéral insiste sur les perspectives et les alternatives que nos syndicats doivent défendre et traduire sur le plan revendicatif. L’objectif des 32 heures par semaine devrait devenir un axe de bataille majeur dans la lutte contre le chômage.

    Nous avons aimé l’esprit qui était partagé par la majorité des congressistes.

    Gilles Fournel, secrétaire confédéral présent tout le temps des travaux, conclut son intervention par une citation de Jean Jaurès : « il ne peut y avoir révolution que là où il y a conscience ».

    C’est effectivement l’objectif d’une révolution émancipatrice de tous les travailleurs qui, pour beaucoup de camarades, donne le sens à la lutte de tous les jours autour « des petites revendications » et donne le sens profond au travail de long terme pour renforcer le syndicat en tant que véritable institution du pouvoir autonome des travailleurs.

    Conquérir le bien-être et la liberté !

    Voilà pourquoi une société coopérative a été créée autour d’un des deux syndicats de dockers en corse. Voilà pourquoi le camarade le plus acclamé des congressistes, Hervé, secrétaire du syndicat des dockers de Calais, continuera à défendre et à s’assurer que le contrôle syndical est effectif sur les embauches et le déroulement de carrière des collègues du port, ou que les retraités partiront dans les meilleures conditions.

    D’ailleurs, les dockers une fois retraités restent toujours actifs au syndicat. C’est la continuité syndicale. On ne quitte pas le syndicat !

    À la Fédération Nationale des Ports et Docks, le congrès n’est pas l’organe souverain.

    Ceux qui aiment le heurt des opinions et l’affrontement des tendances pour arracher un amendement théorique seront déçus.

    Ici, on écoute avec grand respect toutes les interventions. Les délégués expriment parfois des idées qui s’opposent sur certains points. Mais le temps ne presse pas pour mûrir nos positions.

    Ici, lorsque les délégués votent, c’est pour confirmer des résolutions et les décisions qui ont déjà été prises et murement réfléchies par les organisations syndicales fédérées.

    Ce sont les syndicats qui mandatent leurs délégués à la Commission exécutive de la Fédération et c’est à eux que revient la charge du contrôle effectif et permanent de la politique fédérale.

    Le simulacre de démocratie est rejeté par la Fédération. C’est pourquoi les votes apparaissent pendant le congrès comme une formalité dont on se débarrasse à la légère et que l’unanimité sur le vote des résolutions de chaque syndicat ou sur le choix des candidats aux différentes commissions est requis.

    Le garant de la démocratie syndicale au sein de la fédération, c’est son indépendance financière. Quel syndicat peut affirmer que 95% de son financement réside dans les cotisations de ses membres ? Nous n’avons de compte à rendre qu’à nous-mêmes !

    Et ce n’est pas le secrétariat qui fait la fédération, pas plus qu’un congrès tous les 3 ans.

    Ce sont les syndicats qui font la fédération.

    C’est chacun des syndicats de la fédération qui a la capacité de réunir et consulter régulièrement et en toutes circonstances ses membres qui sont liés par un travail productif commun.

    C’est donc à l’aune de la démocratie effective de chaque syndicat qu’ont jugera la démocratie syndicale de la fédération.

    Et en parlant des organisations de base de la fédération, nos syndicats sont bien vivants ! 40% des délégués assistaient à leur premier congrès !

    Si des syndicats ont été abandonnés ou trahis par leurs membres, d’autres, beaucoup plus nombreux, sont renaissants et combatifs comme en Corse et à Rouen.

    Avant toute chose donc, nous pouvons applaudir et saluer le travail effectué.

    Ce sont les meilleures initiatives des camarades qui nous inspireront dans la Marine Fluviale.

    Le 32e Congrès de la fédération a été de bon conseil.

     

  • Adhère au syndicat !

    -Un collectif de travailleurs dont les membres se jurent soutient mutuel.
    -Un cadre fraternel de formation, d’entraide et de solidarité.
    -Notre contre-pouvoir pour faire face à l’arbitraire patronal et contrer les logiques inhumaines et aberrantes de concurrence et de profit
    -Notre outil d’émancipation pour abolir les vieilles divisions employeurs/employés, exploiteurs/exploités et leur substituer des rapports égalitaires et démocratiques, l’ASSOCIATION !

    Adhésion annuelle :
    120 euros
    (réglement par chèque ou en espèce)

    CONTACT TÉL : 06 50 76 02 31 / MAIL : sgmf-sp@live.fr

  • Les raisons de se syndiquer

    -Parce que je veux m’informer sur mes droits, ceux qui sont établis par le Code du travail et ma convention collective, mais aussi les derniers changements négociés à l’échelle de la branche Navigation intérieure par nos représentants syndicaux

    -Parce que je veux faire valoir mes droits dans l’entreprise en sollicitant l’intervention des camarades du syndicat auprès de l’employeur, de l’inspection du travail et des différentes autorités

    -Parce que je veux améliorer mes conditions de travail et gagner de nouvelles libertés, car la bonne marche de l’entreprise ne doit ni ne peut se faire contre notre volonté et nos besoins collectifs et personnels

    -Parce qu’au-delà de mon quotidien de salarié, je veux m’impliquer en tant que travailleur du secteur naval, usager de la voie d’eau et gardien de mon environnement

    Nos moyens d’action

    En rejoignant le syndicat, nous devenons une force collective et légitime pour :

    -intervenir auprès de la Commission Nationale Paritaire de la Navigation Intérieure qui est formée à la fois des représentants patronaux du Comité des Armateurs Fluviaux et des représentants des syndicats salariés de la branche

    -Exprimer nos recommandations et nos exigences auprès du Ministère, de la DRIEA, des collectivités territoriales, du Port autonome, de VNF et de toutes les parties intéressées par l’activité de notre branche

    Plus fondamentalement encore, nous gagnons des capacités d’action directe pour :

    -Développer des rapports d’entraide, dans chaque bassin et à l’échelle nationale (infos sur le métier, embauches, formation...), et des rapports de coopération avec les autres syndicats de la filière, du secteur d’activité (travailleurs des chantiers navals, dockers...) ainsi que des collectifs et associations d’habitants et de riverains

    -Renforcer les liens de solidarité dans l’action collective auprès de nos employeurs quand nous mandatons une délégation pour exposer nos demandes, quand nous décidons de ne plus nous soumettre aux décisions unilatérales de l’employeur, quand nous usons de notre droit de retrait ou quand nous arrêtons le travail parce que nos demandes sont méprisées

    L’organisation syndicale

    Pour être réactif aux problèmes du quotidien, pour agir de façon coordonnée à tous les niveaux, pour se fédérer avec toutes les parties du peuple travailleur

    -Les membres du syndicat constituent dans chaque entreprise une section syndicale d’entreprise qui se réunit régulièrement en assemblée, chaque section élit son Délégué

    -Les sections syndicales se coordonnent par bassin puis au niveau national au sein du Syndicat Général de la Marine Fluviale

    -À tous les niveaux, les assemblées des syndiqués fixent les objectifs et orientations de l’organisation

    -Pour participer aux Commissions paritaires, des délégués sont mandatés et des commissions techniques sont réunies afin de préparer nos interventions

    -Chaque section syndicale et chaque groupe fédéré disposent du soutien des Unions locales et départementales CGT, (salles de réunion, assistance juridique, soutien financier, formations)