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Section passagers SGMF-CGT - Page 5

  • “LES CHIENS DE LA CAF”

    C’est dans ce terme choisi qu’un ancien collègue de la profession qualifiait le Comité des Armateurs Fluviaux.

    Et comment celui qui a pris connaissance de la dernière proposition patronale pourrait-il qualifier autrement cette organisation des employeurs ?!!

    Le CAF en effet, nous a proposé une nouvelle version de son annexe portant sur l’organisation du travail en réunion de commission paritaire du 11 septembre.

    Par rapport aux versions précédentes, les représentants patronaux font croire à une négociation parce qu’ils auraient renoncé à supprimer la majoration de 40% en cas de délai de prévenance inférieur à 7 jours, ou parce qu’il aurait renoncé en deuxième à faire passer le contingent des heures supplémentaires autorisées de 220 à 360 heures.

    Foutaise de négociations ! En fait, les armateurs et leurs représentants réitèrent une nouvelle fois :

    Pour le personnel des bateaux exploités en relève,

    ils veulent porter à 14 heures la durée quotidienne de travail effectif au lieu des 12 heures maximum, ils veulent porter à 72 heures la durée hebdomadaire maximale de travail calculée sur une semaine au lieu de 48, à 60 heures par semaine la durée hebdomadaire moyenne de travail calculée sur une période de 16 semaines consécutives au lieu de 46 heures !

    Pour nous tous, ils veulent porter à 31 jours de travail le nombre consécutif possible au lieu de 14 jours maximum pour les navigants de bateaux à cabine et de 10 jours consécutifs maximum pour les bateaux d’excursion journalière, supprimer les jours de repos supplémentaires de fractionnement, supprimer les compensations pour les jours fériés travaillés, généraliser les contrats de forfaits jours pour obliger toute une catégorie de salariés à rester disponibles hors temps de navigation, baisser les majorations sur les heures supplémentaires à 10 et 25% au lieu des 25 et 50 % !

    Les propositions du CAF sont inacceptables !

    La négociation sur la fusion des 3 conventions Passagers, Marchandises et Sédentaires de notre branche devait se faire initialement à droit équivalent.

    En fait de droit équivalent, le CAF propose à ses “partenaires sociaux” de signer un traité de collaboration et de soumission des travailleurs à ses mandataires esclavagistes.

    Nous devrions devenir une main d’ouvre corvéable à merci, 7 jours sur 7, pour augmenter la part de bénéfices de messieurs dames les armateurs ?!

    Et les représentants de la CFDT et la CGC paraissent tout prêts à signer un accord du type. Hallucinant !!!

    Que les membres de ces faux syndicats quittent ces organisations s’ils sont syndicalistes !

    Votre délégué Passagers de la SGMF n’a pas le mandat pour faire reculer le droit ouvrier. Et si tel devait être son mandat, quelqu’un d’autre que lui le porterait !

    Mais les pires des accords pourraient être signés sans votre délégué et par d’autres que lui si nous ne sommes pas capables de mobilisation sur le secteur.

    Le CAF ose proposer 31 jours de travail non-stop aux navigants des bateaux d’excursion journalière parce que nous n’avons pas encore fait la démonstration de notre refus catégorique et de notre colère radicale face à cette indécente provocation.

    Il y a trop d’intérêts d’appareil bureaucratique, les organisations syndicales censées représenter les salariés sont trop embourgeoisées et affaiblies pour ne pas résister bien longtemps à la signature qui les aidera peut-être à prouver leur “représentativité” et leur capacité à squatter les administrations toutes proches du pouvoir.

    Collègues, camarades ! Il est temps de sonner la fin de cette odieuse partie de “négociations” !

    Il ne doit pas y avoir de négociations dans le dos des travailleurs ! Le temps est venu d’entrer dans la danse et de prendre l’offensive pour dire et exiger, non seulement ce qu’on ne veut pas et ce que l’on ne veut plus mais beaucoup mieux, ce que l’on veut !

    Que veut-on ? Que veut-on de meilleur pour notre profession ? Pour l’avenir de nos enfants? Pour la sécurité de nos anciens ?

    À quelles transformations aspirons-nous qui rendra notre vie au travail plus heureuse et qui participeront à la construction d’un monde à la fois de justice et écologiquement viable ?

    Et en pratique, et tout de suite, d’ici la prochaine réunion de cette commission paritaire, le 16 octobre prochain, qu’envisageons-nous ? Laisserons-nous encore longtemps les chiens de la CAF et leurs partenaires conspirer contre nous et notre avenir ?

    REJOIGNEZ VITE LA SECTION PASSAGERS DE LA SGMF CGT ! JOINS-TOI AUX PROCHAINES ACTIONS SYNDICALISTES ! NOUS NE NOUS LAISSERONS PAS ABATTRE !!!

    Si nous ne réagissons pas, les partenaires sociaux vont signer la convention de servitude du personnel navigant passagers.

    Si nous ne réagissons pas, chaque employeur sera en droit de faire valoir les dispositions prévues pour nous soumettre et nous sous-payer davantage !

    On ne peut pas se laisser mépriser comme les armateurs et leurs DRH nous méprisent.

    Il faut exprimer notre dignité de travailleur. Il faut agir ! Il faut agir dans les règles de l’art et de la bataille syndicaliste qui conditionnera notre défense commune et une Révolution en profondeur. Il le faut et en avant les collègues !

  • Réunions paritaires, assez de la blague !

    La dernière version de l’annexe aménagement du temps de travail du personnel navigant du transport fluvial passagers a été lu.

    Il est bien évident que nous refusons catégoriquement les nouvelles propositions patronales de l’annexe tant elles représentent un recul radical de nos droits à faire valoir.

    La raison de notre syndicat : la défense des intérêts matériels et moraux des travailleurs de notre branche.

    Et toutes les nouvelles propositions de l’annexe participent à réduire les revenus de travail, à allonger le temps de travail, et à réduire le travailleur à la condition d’esclave économique.

    La blague a assez duré.

    Il faut poser la question à la réunion de demain. Il faut poser la question de façon claire et sincère : la partie patronale veut-elle vraiment négocier ? Ou bien la partie patronale se paie la tête de la CGT ?

    La CGC n’a aucune honte de proposer l’allongement de la durée hebdomadaire moyenne de travail calculée sur une période de seize semaines consécutives à 60 heures par semaine. Et la CFDT d’ajouter une limite à cette proposition inique: « tant que sur une période de 12 mois, une moyenne de 48 heures par semaine n'est pas dépassée » !

    La CGT est un syndicat d’émancipation sociale.

    Nous sommes favorables à l’avancée des négociations et nous cherchons à gagner toute nouvelle avancée sociale. Mais si les avancées salariées constituent souvent des compromis avec le patronat, les propositions de l’annexe n’ont aucune ressemblance avec un quelconque compromis.

    Ça suffit !

    Qu’avons-nous encore à négocier avec un patronat qui s’obstine, réunion après réunion, à vouloir porter le nombre de jours de travail consécutifs à 31 jours pour le personnel affecté aux croisières journalières sur un même site ?

    Nous n’avons rien à faire à ces réunions de Commission tant que les représentants patronaux ne retrouvent pas la véritable raison d’une négociation.

    La CGT n’a pas pour ambition d’aider le Comité des Armateurs Fluviaux à trouver les meilleures formules pour exploiter davantage les travailleurs et chercher les dispositions les plus adaptées pour remplacer les gens du pays par de la main-d’œuvre étrangère mercenaire et sans droit.

    Quittons ce simulacre de négociation !

    Si la partie patronale veut négocier, alors la partie patronale contactera notre syndicat pour participer à de véritables négociations.

    Nous restons bien disposés !

    Et nous pouvons affirmer qu’il existe bien matière à négociation, et notamment autour de l’organisation du travail pour le personnel des bateaux à cabine.

    Que ce soit entendu ! Les capitalistes des entreprises des bateaux à cabine ont un intérêt sûr à négocier avec la CGT et à trouver un bon compromis. Et avant la saison prochaine.

    Mais si nous ne pouvons rien attendre de positif pour nos collègues, alors ce n’est pas la peine de nous faire perdre notre temps en réunions paritaires.

     

    Le secrétaire adjoint

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    Contactez le syndicat au 06 50 76 02 31

  • Sur les nouvelles barres d’amarrage aux écluses automatisées des canaux de Briare et du Loing

    Lettre ouverte à Bertrand SPECQ
, de la Direction territoriale Centre-Bourgogne
     
     
    Monsieur le Directeur,
     
    Dans le cadre de l’automatisation des écluses du canal de Briare et du canal du Loing, des barres d’amarrage ont été fixées aux bajoyers des écluses d’un diamètre qui les préposent à l’amarrage des bateaux de commerce.
     
    Par la présente, nous vous informons que la conception de ces barres d’amarrage représente un danger pour les personnes usagées de la voie d’eau, pour les bâtiments éclusés au gabarit freycinet et pour la bonne tenue des portes d’écluse.
     
    Les raisons en sont les suivantes :
     
    1-les cordes d’amarrage sont arrêtées par l’angle du mur de l’écluse, les cordes ne glissent pas en accompagnant le bateau à la montée ou à la descente
     
    2-si après avoir joué sur les cordes, les cordes d’amarrage finissent par glisser sur la barre, la descente de la corde est brutale, les membres d’équipage ne peuvent reprendre le mou suffisamment vite pour ne pas éviter le danger de heurter la marche ou les ventaux de l’écluse avec le bâtiment éclusé
     
    3-les cordes d’amarrage restent bloquées par le bas, à l’endroit où les barres sont fixées par des écrous aux bajoyers, les membres d’équipages sont contraints de multiplier leur déplacement sur les plat bords et de multiplier les manipulations pour récupérer les cordes 
     
    4-en contraignant l’usager à passer les cordes par derrière la barre,
    a-l’étalage devient excessivement périlleux,
    b-récupérer sa corde devient excessivement long et laborieux
    c-la corde forme une croix par-dessus l’angle du mur et en bas de la barre d’amarrage et de ce fait, deuxième raison d’un même constat, la corde est empêchée de glisser
     
    Comme il est dit par Monsieur Seguin contacté par téléphone, ce système d’amarrage peut convenir à des bateaux de plaisance de faible gabarit. 
     
    Mais si ces barres d’amarrage ne sont pas prévues pour les bateaux de commerce de 38 mètres, alors il faudra répondre à la question suivante : quel dispositif d’amarrage est prévu dans les sas des écluses pour les bateaux de commerce, passagers et marchandises qui ne contraindrait pas un membre d’équipage à descendre à terre, et le conducteur de s’éloigner sur la longueur du bateau de son poste de commande pour reprendre la corde à l’avant au matelot ?
     
    En l’occurrence, l’accès aux escaliers que les membres d’équipage pourraient emprunter ayant été condamné par des barrières en amont de Montargis, la descente à terre, en plus de la remontée à bord lorsque le bateau est montant, ne peut se faire autrement que par les échelles des bajoyers, ce que nous ne pouvons accepter pour des raisons de sécurité.
     
    Après enquête auprès des membres d’équipage habitués du canal du loing et du canal de Briare, et après avoir interrogé le personnel de VNF des sections concernées, aucun équipage des bateaux de commerce, passagers ou marchandise ne fait usage de ces barres d’amarrage. 
     
    Il est même fait interdiction d’utiliser ces dispositif aux membres d’équipage par les directions de quelques compagnies !
     
    Par conséquence, notre syndicat fait les demandes suivantes à votre direction :
     
    1-de stopper la pause de ces nouvelles barres d’amarrage aux écluses dans le cadre des chantiers et projets d’automatisation des écluses,
     
    2-de remplacer ces barres d’amarrage par des bollards flottants ou par des croix sur les canaux de Briare et du Loing
     
    3-de dégager l’accès aux escaliers des écluses de toute barrière et de tout obstacle en amont de Montargis
     
    Du reste, nous attirons votre attention sur le fait que, dans le cadre de l’automatisation, les dispositifs pour l’amarrage et l’éclusage surchargent le haut des bajoyers, que cesdits dispositifs qui altèrent la ligne des ouvrages, deviennent des obstacles aux manoeuvres d’amarrage pour les bateaux de 38 mètres.
     
    Nous vous serons donc gréé de faire bonne suite à nos demandes, pour la sécurité des personnes et des biens,
     
     
    Cordialement,
     
    Pour la SGMF section passagers,
     
    son Secrétaire Général Adjoint