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  • >>Info syndicale CONGÉS PAYÉS-

    ALORS QUE LA SAISON TOURISTIQUE SE TERMINE, NOUS SERONS UN CERTAIN NOMBRE À POUVOIR PRENDRE ENFIN NOS CONGÉS, L’OCCASION DE FAIRE LE POINT SUR CERTAINS DROITS QUE NOUS OUBLIONS TROP SOUVENT DE FAIRE VALOIR...

    >Pour tous les collègues qui prennent la totalité de leurs congés entre le 31 octobre et le 1er mai, soit en dehors de la période légale, 3 jours ouvrables de repos supplémentaires sont exigibles auprès de l’employeur -si >ou = à 25 jours : 2 jours ouvrables de majoration, si >ou = à 20 jours :1 jour ouvrable de majoration (se rapporter à l’article 36.4 de notre convention collective)

    >3 autres jours de congés payés supplémentaires sont exigibles pour celles et ceux dont le temps de travail est annualisé (se rapporter à l’accord du 23 avril 1997 de notre convention)

     

    Pour toute info, toute demande, contacte-nous ! Tél. au 06 50 76 02 31

  • Rapport de la commission paritaire du 11 octobre

    En raison du nombre d’absents annoncé par le Président du Comité des Armateurs Fluviaux D. Léandri, la séance de la matinée a été finalement annulée. 

    Les absents : les représentants CFDT, CGC et UNSA partie salarié, Cyril Pericard des Bateaux Parisiens et Bessaguet Maryline du marais poitevin côté patronal.

    Ainsi, la délégation CGT et FO représentée par S. Coutouris pour la Fédération Ports et Docks CGT, W. Libouban et K. Nègre du Syndicat Général de la Marine Fluviale CGT ainsi que N. Jacquot faisait face aux représentants patronaux du CAF avec son Président, son principal secrétaire et les deux assidus représentants de la SOGESTRAN JP. Rous et E. Avenel.

    Avant de rentrer dans le vif du sujet, quelques autres thèmes ont été abordés ; sur le financement de l’apprentissage depuis que le CNBA condamné à disparaître a refusé de débloquer les fonds nécessaires, sur l’augmentation des taxes sur le gasoil dans le transport passager, sur les épreuves des Jeux olympiques prévues sur la Seine qui obligeront à prendre quelques coûteuses dispositions logistiques.

    Mais sur tous ces sujets, la partie patronale trouvera des solutions avec les autorités compétentes, elle en est assurée et nous pouvons lui accorder toute confiance pour avoir l’écoute attentive des pouvoirs publics.

    Pour le président du CAF, la hausse des taxes adoptée pour le secteur passager à l’Assemblée nationale devrait être bientôt annulée, le financement de la formation et de l’apprentissage sera pris en charge par l’État avant de passer à la région Île-de-France et le déplacement de bateaux et autres pontons décrit sur les esquisses présentées pour les Jeux olympiques seront indemnisé, à moins que les épreuves soient tout bonnement déplacées.

    Pour avancer les négociations sur les grilles de salaire en rapport avec les qualifications, un des représentants SOGESTRAN nous a présenté un système de coefficient complexe. De son propre aveu, celui-ci était propice à différentes et contradictoires interprétations. La délégation SGMF a fait part à ce propos, de sa préférence pour un système beaucoup plus simple, même si le délégué passager n’a pas évoqué la question d’un salaire unique…

    Il a été aussi question lors de ces échanges préliminaires, de sous-traitance et d’internalisation. Alors que Didier Léandri faisait état de quelques entreprises de la branche qui réintégrait des activités précédemment externalisées, K. Nègre rappelait le surcoût que pouvait engendrer la multiplication des prestataires qui sont autant d’intermédiaires avec lesquels le profit capitaliste devait être partagé, et que ce surcoût, engendré par la multiplication -et souvent les surfacturations -de ces intermédiaires, ne pouvait que contrarier les intérêts mêmes des travailleurs pour réduire à leur avantage le bénéfice de leurs employeurs directs.

    Pour répondre à Jean Pierre Rous qui s’exclamait qu’aucun employeur ne trouvait grâce aux yeux du secrétaire adjoint de la SGMF, ce dernier lui causa d’une évidence : les rapports entre employés et employeurs sont des rapports d’exploitation et d’oppression sociale, qu’indépendamment du caractère personnel de chaque employeur, indépendamment de son engagement propre dans l’entreprise, tout profit et toute inégalité dans les rémunérations entre patrons et salariés est le fruit d’un rapport d’exploitation.

    Une fois dit cela, votre délégué a rapporté les deux principales exigences des travailleurs de la partie passagers

    -pour l’abolition de la référence aux dix journées de travail consécutives pour le personnel des croisières journalières et -la suppression de la référence aux 8 heures de repos qui, inscrite dans la convention passager, contrarie la loi même !

    Stupéfaction ! Protestation de Madame Avenel, la représentante SOGESTRAN. « Les 8 heures sont légales ! », et d’ajouter « un repos de 3 ou 4 heures entre deux journées de travail est possible également, c’est légal ! » !

    Quel exemple d’ignorance et de méchanceté de la partie patronale ! Comment peut-on soutenir une chose pareille, contre le bon sens le plus élémentaire !

    Dit à la réunion : « La représentante SOGESTRAN préconise peut-être un régime de torture par le manque de sommeil, comme dans le Goulag stalinien ! »

    Ces gens du CAF ont connu un membre de la commission, représentant de la délégation de la CFDT, commandant de profession, et qui est aujourd’hui en arrêt de travail pour trouble du sommeil à cause des rythmes de travail en décalé et des heures de conduites non-stop. Des situations dramatiques sont la conséquence directe de la violation des lois protectrices de la santé des travailleurs.

    Avec la merde dans leur tête, ils répandent la souffrance.

    Malaise.

    Pour la délégation de la SGMF il faudra que non seulement apparaissent les 11 heures de repos quotidien dans la convention collective, mais encore que soit inscrit la limitation des heures consécutives de conduite pour l’ensemble du personnel navigant, à l’exemple des dispositions prévues dans la convention collective marchandise de la navigation intérieure et conformément à ce qui est prévu dans le code des transports.

    La représentante patronale Avenel s’est promise de réviser son code des transports pour la prochaine commission.

    Et il fallut après cet échange que les représentants patronaux abordent l’annexe 2 des documents qui nous avaient été communiqués.

    « C’est bien tenté » ironise William Libouban !

    C’est quoi cette annexe 2 nous demandera le lecteur ? -C’est la déclaration de guerre des armateurs !

    Voici ce que les patrons membres du CAF nous proposent, c’est à dire TOUS à quelques exceptions !

    -étendre la possibilité de recourir au forfait pour les salariés, y compris non cadres

    -un régime unique d’aménagement du temps de travail qui définirait une triannualisation du temps de travail

    -une baisse des taux de majoration sur les heures supplémentaires de 25 à 10% sur les 8 premières heures et à 25% sur les heures suivantes au lieu de 50%

    Mais n’était-il pas convenu de fusionner les trois conventions de la branche à « droit équivalent » quand était ouvert la négociation sur le fusion des trois conventions collectives de notre branche ?

    Est-ce la conception du « droit équivalent » de la partie patronale ?

    Que peuvent répondre les représentants patronaux ici présents en commission ? Rien. C’est l’embarras.

    « Effectivement » ne peut que concéder Didier Leandri.

    Le secrétaire adjoint SGMF renvoie la partie patronale à plus de motivations sur ses demandes.

    Didier Leandri prend bonne note. Comment les membres du CAF justifieront sérieusement ce projet de baisse des salaires et de soumission de l’emploi du temps des travailleurs à leur bon vouloir et à celle de leur hiérarchie désaxée ?

    Indéfendable. Le Président du syndicat patronal, pour tenter d’excuser peut-être la honte des propositions de sa partie, conclura qu’il n’est « pas apparu très violent dans la manière d'apporter ses propositions ».

    Mais les propositions patronales sont d’une extrême violence.

    N’imaginez même pas le niveau de violence de toutes les autres demandes patronales faites en réunion interne du CAF et qui ont dû été rejetées par les propres permanents syndicaux du patronat qui doivent faire preuve de quelques diplomaties avec « les partenaires sociaux » !!

    Provocation ! Test !

    Pendant que Didier Leandri consultera les adhérents du CAF pour développer un peu leur argumentaire, nous pouvons inviter les collègues à prendre la mesure réelle de la situation. Le patronat est sur une logique d’offensive radicale pour casser toutes nos protections conventionnelles et légales.

    L’obligation pour nous, se syndiquer et syndiquer autour de soi, pour peser lourd dans la balance et envoyer voler en l’air les inepties patronales.

      

  • Réunion importante en Commission Paritaire, jeudi 11 octobre

    Collègues, camarades,

    Jeudi 11 octobre aura lieu la prochaine réunion de la Commission Nationale Paritaire de la Navigation Intérieure.

    Participeront à cette réunion les représentants patronaux d’une part, les représentants et délégués des syndicats salariés d’autre part.

    Notre délégation participera en force, comme il est dans notre habitude, à cette nouvelle réunion.

    Ce n’est pas une petite réunion de trois heures cette fois-ci puisque c’est toute la journée qui sera consacrée à la fusion des trois conventions collectives de notre branche Navigation intérieure, la convention marchandise, celle des passagers et celle du personnel sédentaire.

    Les deux principaux thèmes de cette réunion porteront sur les questions d’organisation du travail et des classifications.

    Vous comprendrez que c’est un très gros morceau auquel nous nous attaquons.

    Mais pas de surprise, les questions nous préoccupent depuis quelques années maintenant et ce n’est pas dans la précipitation que notre délégation CGT improvisera ses interventions.

    Mais ! Il est toujours temps d’apporter vos retours, de démontrer vos exigences, de faire vos demandes, de revenir sur vos expériences !

    Un commandant vient de nous contacter qui est en examen médical pour trouble du sommeil. Son état de santé est très préoccupant.

    Vous en connaissez les raisons ? Des jours de travail qui s’enchaînent sans repos, des heures de conduite en décalé, le jour, la nuit, des 12 heures non-stop sans décrocher de la barre.

    Voilà le résultat.

    Personne parmi nous n’échappera à ce type de problème de santé, aussi fort et courageux soit-il. Les mêmes causes entraînent les mêmes effets.

    Nous ne sommes pas des machines ! D’ailleurs, les machines aussi ont besoin d’être stoppées dans leurs rythmes mécaniques pour ne pas chauffer et casser.

    Voilà qui confirme le sens de notre intervention jeudi.

    NOUS DIRONS : STOP LES HORAIRES QUI NE TIENNENT PAS COMPTE DES RYTHMES BIOLOGIQUES ! Nous ne voulons plus de collègues qui tombent en dépression, nous ne voulons plus de collègues atteints de trouble du sommeil, nous ne voulons plus cette pression patronale qui dégrade notre intégrité morale et physique.

    Pour l’ensemble du personnel, nous exigerons que l’article 33 qui prévoit seulement 8 heures de repos journalier, article contraire à la loi, soit évidemment supprimé.

    Du côté des croisières journalières effectuées sur un même site, nous interviendrons pour revoir l’article 35 de la convention passager qui autorise l’employeur à nous faire travailler 10 jours consécutifs.

    Du côté des croisières fluviales sur les bateaux à cabines, type paquebot-hôtels, nous exigerons que soient fixées des heures maximums de conduite.

    Au sujet des classifications, nous bataillons et nous continuerons à batailler pour que soient reconnus au sein de notre branche les collègues de la sécurité-sûreté, c’est-à-dire l’ensemble des collègues qui ont pour fonction la sécurité des personnes à bord ou sur les quais aux abords des installations flottantes, parfois titulaires de l’ASP mais sans travailler comme matelot.

    Avec la même idée de rassembler dans la même convention collective l’ensemble des parties liées à la navigation fluviale, nous poserons la question du rattachement des musiciens, DJ, décorateurs et autres artistes embarqués.

    Collègues et camarades,

    Nous comptons sur vos retours pour affiner, corriger et élargir nos principales demandes et exigences.

    Rien ne sera heureusement arrêté jeudi prochain, mais les semaines prochaines représentent assurément un moment opportun pour relancer nos échanges autour de notre convention collective.

     

    Pour vos retours, contactez votre délégué et secrétaire adjoint au 06 50 76 02 31

    sgmf-sp@live.fr